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Alain Bélanger

Microsimulation - projections démographiques

Immigration et intégration, Langue et littératie

Projets en cours

Immigration, Education, Ethnocultural Diversity and the Future Composition of the Population and Labour Force of High Immigration Countries

 

Projet financé par le CRSH (2015-2018)

Collaborateur : Wolfgang Lutz (Vienna Institute of Demography)

 

Most developed countries are facing similar demographic challenges: population aging, possible labor shortages and reduced population growth, if not population decline. Consequences of population aging and labour force population decline are posing a serious challenge to Western countries’ policy makers regarding long-term sustainability of social security programs, healthcare and retirement plans. In response to these challenges, most developed countries have increased immigration levels such that current immigration has reached historical levels. International net migration is actually accounting for two thirds of the total population growth of developed nations. In consequences, the ethno-cultural makeup, especially in large urban areas, is changing rapidly, forcing political decision-makers to deal with a number of challenges in the areas of urban development, labor market integration, health and social services, and public institutions. In addition, with the replacement of older less educated cohorts by younger more educated cohorts, developed countries are also facing rapid changes in the educational composition of their labor force, generating potential mismatch between labor force demand and supply in terms of skills.

This research program is theoretically grounded on the idea that forecasting socioeconomic changes can be realized through population forecasts following the Demographic Metabolism theory developed by Ryder and more recently by Lutz. It puts forward the importance of cohort succession to explain social changes building on the fact that the process of population replacement provides opportunity for social change thanks to the constant flow of new people entering the social process and continuous withdrawals of older individuals through death.

The first objective of this research program is to analyse the demographic and socio-economic behaviours differentials of ethnocultural groups in six countries with low fertility and high immigration using several data sources (censuses, vital statistics, social and labor force surveys). These countries were chosen to provide sufficient contrast in terms of demographic regime (lowest-low fertility to replacement level fertility), immigration rates and composition (high-skilled/low-skilled) and policies related to immigrant’s integration (multiculturalism/melting pot). Estimated parameters from this analysis will be used to develop a microsimulation projection model that will simulate the future education attainment and labour force participation of the projected populations by ethnocultural characteristics. This is important because immigration alters the population demographically, socio-economically, spatially, and culturally.According to some authors, this process, described as a “Third Demographic Transition” can be a source of growing political conflict, cultural disunity and loss of community or cohesion. It poses challenges that should not be ignored or dismissed, because laisser-faire can lead to more fractionalisation and ultimately to more inequalities. We consider that opportunities for a more integrated future can only be reached if political and economic actions are taken to reduce racial and ethnic differences in poverty, which is related to socio-economic indicators such as education and labor force participation. The ultimate objective is, thus, to develop a microsimulation model that projects populations beyond age and sex to guide policy makers in their decisions regarding immigration policy, social cohesion, labor market needs and changes, poverty and inequalities, and education and language skill formation needs.

 

 

 

Analyse du niveau de littratie en français au Québec dans un contexte de forte immigration

 

Projet financé par le Conseil supérieur de la langue française

 

La littératie se définit comme étant la capacité d’un individu à comprendre l’information nécessaire pour être fonctionnel dans la société. Le concept est plus large que celui d’alphabétisme qui réfère aux personnes qui ne savent ni lire, ni écrire. La littératie a une importance grandissante dans les sociétés occidentales où la capacité à bien comprendre l’information et à bien communiquer devient de plus en plus nécessaire à une intégration pleine et entière à la société du savoir. De plus, les compétences en littératie jouent un rôle déterminant sur la productivité des travailleurs et sur l’intégration à l’emploi des individus.

 

Les caractéristiques sociodémographiques, le capital humain et le capital social, sont susceptibles d’influencer le niveau de littératie des individus. Le niveau d’éducation ou les compétences linguistiques (capital humain) sont certainement les variables explicatives dont l’effet est le plus important. Le niveau d’éducation des parents (capital social) ou la pratique d’activités de littératie dans la vie de tous les jours (au travail, à la maison, etc.) peuvent aussi influencer le niveau de littératie. Par ailleurs, le niveau de littératie varie selon le groupe d’âge, en partie à cause d’un effet d’âge mais aussi dû à un effet de génération. Au Canada, des études montrent que le niveau de littératie des immigrants est moindre que celui des Canadiens de naissance, même si les premiers possèdent en moyenne des diplômes supérieurs. On observe des résultats similaires pour les trois provinces où résident la majorité des immigrants du Canada : le Québec, l’Ontario et la Colombie-Britannique. À notre connaissance aucune étude n’a été réalisée à ce jour pour mesurer et comprendre les écarts de niveau de littératie en français entre les immigrants et non-immigrants au Québec. L’objectif principal de cette recherche est de mesurer le niveau de littératie en français des répondants québécois à l’enquête PEICA et d’en expliquer les déterminants en mettant une emphase particulière sur les différences entre la population née au pays et la population immigrante.  

 

Langue et littératie : implications pour l’avenir de la main d’œuvre canadienne

L’immigration est appelée à prendre une place de plus en plus importante en ce qui concerne la croissance démographique canadienne et celle-ci est de plus en plus diversifiée, notamment en ce qui à trait à sa composition linguistique. Le statut d’immigrant et la langue sont d’importants déterminants du niveau de littératie et les compétences en littératie jouent un rôle fondamental en permettant aux individus de participer pleinement à la société et à l'économie. Outre le statut d’immigrant, de nombreux autres facteurs socio-démographiques sont associés au niveau de littératie. L’objectif de cette recherche est d’analyser les déterminants de la littératie dans le but d’estimer les paramètres qui permettront de projeter le niveau futur de la littératie de la population active canadienne au moyen d’un modèle de microsimulation. Les données proviendront principalement de l’Enquête internationale sur l’alphabétisation et les compétences des adultes (EIACA) et du recensement. Le modèle de projection par microsimulation que nous proposons de développer sera un véritable outil analytique servant à l’analyse de l’évolution de la littératie dans le contexte canadien résultant des changements prévisibles des caractéristiques de la population. Il permettra aussi de simuler les effets de politiques de sélection des immigrants ou de formation linguistique qui pourraient influer sur les niveaux futurs de la littératie de la population active du Canada.

 

Quelle langue pour leurs enfants?  Une  analyse des déterminants des transferts linguistiques intergénérationnels des immigrants allophones au Québec

Le paysage linguistique québécois est en constante évolution.  Dans les prochaines décennies, un accroissement naturel appelé à devenir négatif et une forte immigration internationale (50 000 immigrants par année pour une population d’un peu moins de 8 millions d’habitants) se traduiront par une augmentation de l’importance relative des allophones aux dépens des francophones et anglophones. Dans la province de Québec, spécialement dans la région de Montréal, le français et l’anglais sont en concurrence. Le français, langue de la majorité et langue officielle, cohabite avec l’anglais, langue minoritaire au Québec mais majoritaire à l’échelle du Canada tout entier et des États-Unis. L’anglais a en effet un statut particulier au Québec en raison de la géographie, de l’histoire et aussi du droit québécois et canadien. Les allophones étant appelés à prendre une place plus importante démographiquement, leurs choix linguistiques auront un effet accru sur l’équilibre démolinguistique du Québec. Les institutions publiques et la plupart des organisations privées fonctionnent au Québec en français et/ou en anglais. La plupart des nouveaux arrivants adoptent rapidement le français ou l’anglais dans l’espace public et parfois même, mais à plus long terme, à l’intérieur du foyer. Certains transmettront à leurs enfants la nouvelle langue d’usage en milieu familial, d’autres les encourageront à y utiliser le français ou l’anglais en plus de la langue d’origine des parents. Mais quelle langue favoriseront-ils pour leurs enfants?  Au premier abord, le français, langue de la majorité, peut paraître un choix évident d’autant plus que cette langue est, sauf exception, la langue d’enseignement de leurs enfants. Toutefois, l’anglais bénéficie d’une indéniable force d’attraction tant endogène (par son réseau institutionnel prestigieux) qu’exogène (en tant que lingua franca planétaire) parmi les allophones. 

Dans quelle mesure les couples linguistiquement mixtes (français-autre ou anglais-autre) transmettent-ils leurs langues à leurs enfants? Qu’en est-il des couples dont les conjoints parlent la même langue?  Les transferts linguistiques intergénérationnels ont-ils évolué depuis une génération?  Quel est l’impact de la durée de séjour des parents sur le choix de la langue à transmettre aux enfants? Certaines caractéristiques ethnoculturelles (origine, lieu de naissance, langue maternelle) des parents favorisent-elles les transferts vers l’une ou l’autre des deux langues officielles? Qu’en est-il des variables socioéconomiques telles que le niveau d’éducation et la catégorie professionnelle des parents? 

À l’aide des données du Recensement de 2006 et de l’Enquête sur la vitalité des minorités de langue officielle de 2006 (un échantillon d’allophones fut ajouté dans la région de Montréal), nous brosserons un portrait des transferts linguistiques intergénérationnels des allophones du Québec. Dans un second temps, nous étudierons au moyen d’un modèle de régression logistique multinomial les déterminants de ces choix linguistiques.  La variable dépendante sera construite à partir de la comparaison de la langue maternelle de l’enfant à celle des parents. L’analyse multivariée des variables démographiques (exogamie, statut d’immigrant et durée de résidence, âge à l’admission), ethnoculturelles (origine ethnique, langue maternelle, minorité visible, lieu de naissance) et socio-économiques (éducation, lieu d’étude, catégorie professionnelle) qui influencent le choix des parents permettra d’identifier l’effet de ces différents facteurs sur les choix linguistiques.

 

 

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