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Pour des recherches de pointe en santé et environnement

L'INRS reçoit plus de deux millions de la FCI et du MESRST

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17 juin 2013 // par Gisèle Bolduc
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Six professeurs de l’INRS se partagent plus d’un million de dollars octroyés par la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) – Fonds des leaders. Une somme équivalente leur a également été accordée par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie (MESRST). Ils bénéficient ainsi d’un important soutien financier pour l’acquisition de nouveaux équipements scientifiques essentiels à l’avancement des connaissances dans le domaine de l’environnement et de la santé. En donnant aux étudiants accès à des technologies de pointe, ces infrastructures contribueront à la formation de personnel hautement qualifié en microbiologie, génomique, immunologie, biogéochimie et télédétection hyperspectrale.

 

Un outil d’investigation et de développement  de pointe : aéronef sans pilote pour le suivi de l’environnement

L’équipe du professeur Karem Chokmani du Centre Eau Terre Environnement de l’INRS est parmi les rares équipes au Canada à posséder un système aéroporté léger de télédétection hypersectrale pour des applications environnementales. Souple d’utilisation au décollage, à l’atterrissage ou en vol stationnaire, cet aéronef permet la cueillette de nouvelles données inaccessibles autrement sur la qualité des eaux de surface, les couverts de glace et de neige ainsi que pour l’agriculture de précision.  En plus de contribuer à une meilleure planification et gestion des ressources naturelles, les expériences réalisées par le professeur Chokmani visent à préparer le terrain pour l’entrée en service de la nouvelle génération de satellites hyperspectraux lancés dans les prochaines années.  

 

Une nouvelle approche pour réduire les gaz à effet de serre

Avec sa nouvelle infrastructure microbiologique et analytique unique au Canada, le professeur Philippe Constant du Centre INRS–Institut Armand-Frappier est un des rares spécialistes à se pencher sur la biogéochimie des gaz traces dans le sol. Son but est d’identifier les interactions de deux gaz atmosphériques, l’hydrogène moléculaire (H2) et le monoxyde de carbone (CO), avec les microorganismes impliqués dans le cycle du carbone et la production de gaz à effet de serre. Menant à l’élaboration de modèles biogéochimiques de nouvelle génération, ces travaux permettront de mieux comprendre la structure biogéochimique des sols et conduiront à l’adoption de pratiques de gestion durable des terres et des ressources naturelles.

 

Une capacité d’analyse accrue en génomique

Grâce à l’acquisition de nouveaux équipements, le professeur Éric Déziel du Centre INRS–Institut Armand-Frappier complète l’établissement de son laboratoire de génomique fonctionnelle pour étudier la communication intercellulaire chez les microorganismes, tels que les pathogènes Pseudomonas aeruginosa, une bactérie causant des infections nosocomiales souvent mortelles, et Bukholderia en émergence surtout chez les personnes atteintes de fibrose kystique. Son but est de développer un traitement efficace et spécifique capable de réduire l’incidence et les complications associées aux infections bactériennes, en privilégiant une approche qui empêche les bactéries de s’organiser pour causer une infection.

 

Quant à l’équipe du professeur Jonathan Perreault du Centre INRS–Institut Armand-Frappier, elle a accès à une nouvelle infrastructure pour étudier les ARN non codants, qui jouent un rôle majeur dans la régulation des gènes. Les recherches qui y seront menées visent entre autres à mieux comprendre le comportement des bactéries à l’échelle moléculaire. Le professeur Perreault entend également développer des techniques inédites pour caractériser ces ARN non codants, qui seraient des cibles excellentes d’antibiotiques et auraient un fort potentiel thérapeutique.

 

 

Vers une meilleure compréhension du système immunitaire

Les nouveaux équipements pour l’imagerie et la culture cellulaires ainsi qu’en biologie moléculaire permettront aux professeures Krista Heinonen et Simona Stäger du Centre INRS–Institut Armand-Frappier d’étudier les signaux intracellulaires dans des populations cellulaires rares du système immunitaire. Un mauvais fonctionnement du système immunitaire est souvent à l’origine de maladies concernant la santé publique comme les déficiences immunitaires congénitales, la leucémie et les maladies infectieuses chroniques.

 

 

 

Ainsi, une meilleure connaissance des mécanismes moléculaires de signalisation qui déterminent le destin des cellules immunitaires est nécessaire pour aider à comprendre plusieurs maladies associées à un désordre du système immunitaire ou à l’immunosuppression, par exemple la tuberculose, l’hépatite C et la leucémie. Ces équipements serviront non seulement aux recherches de la professeure Heinonen sur les cellules dans la moelle osseuse, mais également à celles de sa collègue Simona Stäger, qui s’intéresse à l’équilibre entre l’inflammation et l’immunosuppression dans les infections chroniques. ♦

 

 

 

 

 

Photos : © Christian Fleury

 

 

 

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